Vendredi 8 mai 2009
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Par Varanadiel
Je ne me sentais pas prête encore à écrire ici, depuis samedi dernier j'ai eu tant de mal à me remettre complètement. Peut-être que maintenant, les mots sortiront plus facilement. Je n'en sais rien...
Ce fut les deux semaines les plus douces et les plus tendres que j'ai vécue depuis des siècles. Il m'a donné quelque chose qu'aucun autre n'avait su me donner. Je l'en remercie bien plus que de raisonnable, mais après tout... Et aussi, je crache à la figure de celui qui avait causé ma perte, en lui disant haut et fort "VA TE FAIRE FOUTRE CONNARD". J'ai retrouvé confiance en moi, en mes capacités, en ma capacité à aimer et être aimée.
C'était... Tout simplement du bonheur à l'état pur à par quelque fois où ça n'allait pas trop, quand nos conversasions le soir allaient bien trop loin dans le sombre. Quand aussi la chaleur me fut insuportable une nuit (mais ça il n'en sait rien pour l'instant, je ne voulais surtout pas l'affoller pour pas grand chose) et que j'ai évité de près de lui faire un malaise quand il dormait (chuis sage desfois).
Nous ne sommes pas vraiment sortie. Nos journée allait de 18h à 10h. Nos nuits étaient tendres et pleines d'amour. S'il n'y avait eu la toute petite perturbée par une semaine chez son père, tout aurait surement été parfait aussi niveau sommeil! Ah... Mais au final je m'en moque bien de ces détails. Parce qu'après tout, j'étais dans ses bras à lui, à l'embrasser avec tendresse pour qu'il s'endorme sans cauchemars.
Je suis revenue de ces deux semaines, changée je crois, et triste aussi, avec le coeur comme arraché, qui serait resté hors du train sur le quai de Bruxelles à ne pas vouloir quitter cet homme qui m'avait emmené tout droit vers le bonheur. C'est avec un sourire pourtant aux lèvres que je lui ai dit au revoir (pas d'adieu, nous nous reverons bien assez tôt! les adieux c'est pour les idiots...), mais une fois le train sortie de la gare, quelques larmes n'ont pu s'empêcher de couler le long de mes joues, chaudes et salées. Une petite douleure encore...
J'emmenais quand même avec moi un petit souvenir, un t-shirt avec son parfum, que je ne peux m'empêcher de reniffler comme une droguée qui sniff son rail de coke. Oui, je suis droguée de l'amour, droguée de lui... (Je ne dirais pas le troisième, ça lui ferait trop plaisir après!).
Il m'a apporté ce qu'aucun ne m'a jamais apporté, et ce que d'autres avaient tenté de m'offrir il l'a donnée au centuple.
Je crois au final qu'il m'a redonné la vie, depuis que je le connais.
Je l'aime, ce Tanguy.